La caverne d’Ali Baba de L’IPEV (par Lucie)

Il était une fois, dans une contrée reculée du Nord de l’Arctique, non loin du 79ème parallèle Nord, un hangar qui regorgeait de 1001 merveilles …
Pour y entrer, il n’est pas nécessaire de chercher de formule magique, la porte est toujours ouverte.


Sur les étagères, savamment empilés et rangés dans différents casiers étiquetés: des gants en laine, des gants résistants à l’eau, des gants pour se protéger du vent, des chaussures de toutes tailles pour marcher dans la neige, des bottes en plastiques, des crampons pour marcher sur la glace, de larges vestes pour lutter contre le vent, le froid, la neige, des pantalons de skis, des bonnets, une armada de chaussettes et même des sous-vêtements en laine polaire toujours pour se protéger du froid.




Un peu plus loin au fond du hangar, des bidons, des touks, des tentes de camping, des cordages s’amoncellent …


Ce capharnaüm m’inspire beaucoup de sympathie. J’aime imaginer que tout ce matériel a servi, sert ou servira à de nombreux scientifiques et aventuriers des temps modernes qui auront eu l’idée saugrenue d’organiser une expédition dans les contrées spitzbergiennes. A chaque visite dans ce hangar, j’ai l’impression de découvrir de nouvelles choses…
Mais ce hangar ne sert pas seulement de lieu de stockage. C’est aussi un des repères de Thomas Bouchard. Thomas est pour l’année 2010 le logisticien de l’IPEV (Institut Paul Emile Victor). Depuis notre arrivée à Ny Alesund et depuis le début de la campagne EPOCA, nous le sollicitons plus de trois fois par jour pour lui emprunter du matériel ou la voiture de l’IPEV, faire fonctionner la machine à café ou la machine à laver, ou lui poser des questions farfelues. Dans ce hangar, il nettoie, décrasse, répare les moteurs de bateaux qui ont passé l’hiver polaire au sec. Il bricole en chantant et m’explique avec un large sourire que la gestion des stocks de matériel est parfois une tache relativement épique. Que faire lorsque l’on reçoit une douzaine de paires de bottes en caoutchouc taille 42?… On les range sagement sur les étagères et on espère que les futurs visiteurs chausseront effectivement du 42.
Faute de bottes, l’IPEV peut fournir également pour les membres de son personnel des babouches adaptées au climat ambiant…



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One Response

  1. […] les vélos ! Actuellement, c’est mon collègue Thomas qui s’en occupe (cf. article -La caverne d’Ali Baba de l’IPEV- et deuxième interview à venir – “Interview spéciale #2: Thomas Bouchard, […]

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